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Soudainement…

Dites moi que ça vous arrive, aussi.
Tout à coup, vous repensez à quelqu’un. Quelqu’un qui a fait partie de votre vie ya 6, 10, 15 ans. Une vague ramène à la surface les moments plein de soleil avec lui/elle.

Et vous vous sentez tout à coup très seul, chez vous. Vos épaules se baissent un peu, et les yeux coulent. La morsure du souvenir a fait son effet. Après la chaleur du souvenir, ça pique maintenant.

Ca m’est arrivé. Et j’ai regardé l’heure. C’est pas vrai, il était 14h30! L’heure où on se retrouvait, tous les dimanche…

Vite, se mettre au soleil. Laisser la lumière faire son effet: le sel sur les joues sèche. Les yeux se calment. Le coeur s’engourdit un peu.

Foutu blues qui vient sans prévenir…

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Blues

C’est décidément un mois pourri particulier.
Repenser à Loïc me fait de la peine, j’espère vraiment qu’il va bien.

Puis mes parents sont venu me visiter trois jours, et ils sont repartis ce matin: du coup l’appart semble vide, un peu comme à l’intérieur de moi en ce moment.

Pour couronner le tout, le centre des impôts qui ne devait me prélever une somme qu’à partir de mi-mars a déjà encaissé une partie et me réclame la suite pour début mars. Je le vis mal parce que je fais des efforts monstres pour me remettre à flot mais je me sens comme Sisyphe. Quels que soient les efforts considérables que je fais pour remettre mon compte dans le vert, il est toujours vidé (impôts prélevés trop tôt, taxes pros, caution de mon ancien appart toujours retenue, etc).

Bref, j’ai le blues, clairement.

Elle a pris ma place

Ce matin je me suis réveillée avec un rêve qui colle à la peau et qui me laisse dans un état désagréable.
Dans ce rêve, j’étais chez mon ex et sa copine, comme si nous étions tous potes. Je regardais la maison, je notais les améliorations, les travaux qui avaient été faits que nous n’avions pas eu le temps de finir, je me disais que sa copine était plus jolie que dans mon souvenir, et j’admirais leur bébé.

Un matin, monsieur deux ans m’a quittée. En se levant, il m’a dit que ça n’allait pas. Que c’était fini.
Nous étions sur le point de signer pour une maison qu’on avait repéré tous les deux, on parlait mariage et enfants. Alors j’ai mis une année pour m’en remettre, une autre année pour me reconstruire, et cette année pour me rendre compte que je n’avais pas pris la bonne direction et que je voulais autre chose pour ma vie. Et le constat de ces trois ans c’est ça : « elle a pris ma place ».

Un mois et demi après m’avoir quitté parce qu’il voulait « être seul et faire le tour du monde et qu’être deux de toutes façons c’est compliqué », il a rencontré une fille. Blonde comme moi. Les yeux bleus comme moi. La même taille. La même corpulence. Douce comme moi. Bref, cette fille, c’était mon double mais en mieux.
Et surtout, elle lui a donné un enfant.

Car en effet, je ne peux pas avoir d’enfant. Avec moi, avoir des enfants, ça veut dire adopter. Parfois, les mecs tombent amoureux de vous et sont heureux de ce projet, ils trouvent ça admirable et ils veulent adopter avec vous. Créer une famille en chérissant des enfants sans amour qui vous attendent quelque part dans le monde. Et puis… un jour, ils se rendent compte qu’ils veulent passer leur ADN plutôt, qu’ils veulent tenir dans leur bras la chair de leur chair, et ils s’en vont. Parfois sans bruit à pas feutrés, parfois ils vous disent un matin que c’est fini, sans savoir pourquoi. Alors, dans mon cas j’ai été obligée de gratter au plus profond de moi pour trouver des raisons à cette fin brutale, et je sais que ça a joué. Bien sûr, la raison principale, c’est que monsieur deux ans était incapable de construire une histoire, et qu’au moment d’en poser les fondations (maison, mariage…), il a eu peur. Alors adopter des enfants, n’en parlons pas.

La vie est mal fichue car la nature m’a doté d’une horloge biologique et d’instinct maternel, mais pas de quoi porter un bébé. Alors quand dans la rue, je vois des femmes avec des enfants qui se prennent des claques dans la figure, j’ai mal.
C’est injuste.

Bref, ce rêve cette nuit, ce n’est pas un hasard. J’ai failli écrire cette note hier soir, mais sans vraiment savoir quoi écrire.
J’ai passé une journée que j’adore, à regarder une série, à ne pas savoir l’heure qu’il est, et à manger n’importe quoi n’importe quand. Bref, un bon dimanche. Mais le soir, j’ai eu un sérieux coup de blues. Il me manque toujours quelque chose, et ce quelque chose, c’est quelqu’un. Quelqu’un avec qui partager tout ça, et construire une histoire. Et une famille.

Quoi que je fasse, ça revient.

Lumière

Hier soir, en me baladant avec une amie, nous sommes tombés sur un concert intimiste vraiment sympa.
C’était vraiment le coup de « tiens, ya de la lumière… on rentre? »
J’ai croisé un jeune homme dans le public et ça m’a juste rappelé que j’étais vivante. Qu’un jour, je croiserai quelqu’un avec qui ça le fera. Alors merci à ce jeune homme anonyme de m’avoir frôlée, ça m’a reveillée.

Ca peut sembler bizarre comme réflexion, mais ces derniers jours, j’ai tellement été dans un spirale de galères financières, administratives… que tout me semblait comme un ciel orageux, noir de nuages.

Passé présent

Parfois le passé refait surface alors que je n’ai rien demandé. Comme l’autre jour où je cherchais une photo de nature à mettre en fond d’écran, et je suis tombée sur mes photos d’avant, avec mon ex. D’un coup sont revenus les souvenirs de moments chouettes.

J’ai vraiment envie d’hiberner, de laisser passer l’hiver et ce méga coup de blues (qui dure depuis une semaine environ) et de me réveiller au printemps, le coeur frais et ragaillardi.