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Elle me manque, parfois

Elle me manque parfois, la ville lumière.

PARTIE 1
Y habiter était pénible, c’est toujours la même rengaine: le métro bondé, les gens peu aimables (pour rester polie), le béton partout, le gris et la pollution, le coca à 3€80 et dans mon cas, un quartier populaire trop agité l’été avec un loyer quand même extra-supra-cher. Se faire emmerder tous les soirs en bas de son immeuble, c’était difficile à supporter. Les bacs à fleurs qu’entre voisins on fleurissait sur le trottoir, saccagés par des jeunes racailles, c’était sûrement le symbole qui m’a fait le plus ch***.

Mais en balade, Paris est une ville extra. Lumineuse. Vibrante et fourmillante. Et il y a des trucs qui me manquent, à propos de Paris.
Déjà, cette vue… :

Et aussi courir le long des quais le dimanche matin, le moment où la ville n’appartient qu’aux rares joggeurs… et aux mouettes 🙂
Le Louvre ! Etant férue d’art et d’histoire, ce musée c’est la Caverne d’Ali Baba, magique et infinie.
M’installer à une terrasse avec un coca et regarder passer les gens. Leur imaginer une vie. Où ils vont, si pressés, et avec qui ils sont dans la vie. A quoi ressemble leur intérieur. Ici, on connaît tout le monde, l’imagination n’a plus lieu d’être…
Une envie de restau pas cher, végétarien, ouvert le lundi ? Largement faisable à Paris.
Et aussi, les possibilités de rencontre quasi infinies. Professionnelles, amicales ou amoureuses.

Mais je sais aussi qu’en visite à la capitale, j’ai hâte de retrouver mon coin de campagne et mon douillet chez moi.
Téléportation, je vote pour toi comme urgence scientifique à résoudre !

Parfois, je comprends mieux mon amie qui habite entre ici et Paris. Elle a besoin des deux, me dit-elle. Les deux premiers mois ici, je ne comprenais pas. Il y a quelque chose de vital ici. Oui, mais…

Dans mon article « Vertige », j’ai parlé de certaines choses auxquelles on pense et qui nous donnent le vertige. Eh bien ça en est une, ça : imaginons que l’été dernier, j’ai trouvé un boulot bien payé au lieu de me mettre à mon compte et de migrer au vert.
J’aurais quitté mon 20m² pour emménager dans un appartement plus grand, sûrement en banlieue calme. J’aurais acheté une voiture. J’aurais eu un bon confort de vie, j’aurais eu l’assurance d’avoir des centaines d’euros sur mon compte tous les 30 du mois. J’aurais continué à faire des expos à Paris / à aller en soirées / aux concerts salle Pleyel / au restau / à faire des voyages / des week-ends.
J’imagine parfois mes vies parallèles, et ça me donne vraiment le vertige. Les jours de pluie intérieure, je me demande si j’ai fait les bons choix. On ne peut jamais tout avoir (ou très rarement), et je sais que ce que je voulais vraiment dans la vie, je l’ai à 90%. C’est un bon chiffre, je crois.

PARTIE 2
Autant de questions que je ne me pose pas des matins comme aujourd’hui, en fait.
J’ai couru dans les bois, au loin j’entendais les chèvres et le tintement de leurs cloches.  J’ai couru au dessus de ruisseaux qui chantaient paisiblement. J’ai glissé sur des feuilles. J’ai senti la lumière sur mon corps comme une décharge pure de vitamine D (et de bonheur).
Je n’échangerai ma place pour rien au monde. J’ai juste envie d’avoir les moyens de venir à Paris de temps en temps… 😉

Countryside

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In and out

Déménagement / emménagement. Et tout ce que ça comporte de centaines de détails, dont dépendent d’autres détails… Bref, je suis en pleine installation dans mon nouveau chez-moi.

En théorie, c’est chouette, cette période où tout est possible, mais là avec le dos cassé du déménagement, j’apprécie moins. Ceci dit, je me sens revivre comme si je me réveillais d’un sommeil où j’avais tout mis sous cloche en attendant… En attendant quoi? De trouver un cadre de vie qui soit fait pour moi.

If the sky comes falling down | via Tumblr

Et voilà, ya plus qu’à.

Déménagement

Je bouge ! Ca bouge ! Plus exactement, je déménage.
Je quitte Paris dans dix jours et quelques.

Pourquoi?

Je change de vie, et c’était une évidence d’aller dans le mouvement jusqu’au bout avec cette nouvelle énergie.
J’ai peu écrit entre temps, je vivais mal mon quotidien, alors l’écrire… non merci.

Là, je vais bien. Et je savoure. Mais entre les cartons et le boulot, je tenais quand même à notifier les rares perdus qui viennent sur mon blog que je suis là, quelque part 🙂

A tout bientôt !

Electricité et préjugés

J’ai commencé à échanger des messages avec C, un jeune homme qui habite en Bourgogne. Il a l’air sympa, simple, et surtout il partage mes valeurs : pas de surconsommation, on fait attention aux autres et à soi, et on a commun l’amour de la nature. Autre point agréable : l’échange se fait sans précipitation. Ainsi,nous aimerions nous voir, mais sans forcer la rencontre. Et sans trop attendre non plus.

Nous nous rencontrerons cette semaine, après que j’ai rendu un gros projet à un client. Il m’avait déjà envoyé des photos de sa maison, de son environnement (jolis lacs et bois), et en décrivant un peu plus son mode de vie, il m’indique… ne pas avoir l’électricité.

Alors autant je m’imagine très bien savourant les plaisirs simples d’une vie au calme à la campagne (je suis une amoureuse de la nature, et j’ai vécu une vie heureuse durant quelques années à la campagne), autant ne pas avoir d’électricité du tout… comment pourrais-je me projeter avec quelqu’un qui mène une vie si décalée des autres ? Et de moi aussi ?

Je me suis retrouvée perturbée de me rendre compte qu’en fait, je ne suis pas si détachée des considérations matérielles que je l’imaginais. Moi qui ai toujours pensé être quelqu’un de simple, pas matérialiste, détachée de la possession à tout prix… Eh bien je veux quand même un confort, simple, mais actuel.

Car malgré moi, je me projette toujours dès que je commence à connaître quelqu’un (ne serait-ce que virtuellement). Et je sens rapidement si je veux continuer la découverte ou bien s’il y a trop d’éléments qui bloquent.

Et là, au moment où je me disais que rencontrer quelqu’un qui allait trop loin par rapport à moi dans son mode de vie me gênait, C m’envoie un mail pour me dire que c’était une blague, il a bien sûr l’électricité.
O temps pour mes préjugés et mes appréhensions… qui ont pris une bonne claque. Ainsi, rien ne freinait plus notre rencontre.

Sauf que… Une nouvelle claque, plus grave cette fois-ci, a complètement anéanti tout espoir de le rencontrer.

La suite au prochain épisode !