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Calimero is back

Ma copine C. a retrouvé un chéri après une rupture.
« Oooh, mais je suis trop contente pour toi !! » lui répondis-je.

Et oui, je suis super contente pour elle. Je déteste cette expression, mais il faut dire qu’elle le « mérite ». Elle est toute choupi, gentille et fort jolie. Bref.

Alors quoi ? La vérité est que je suis super jalouse en même temps.

Et moi, c’est quand que je retrouve un chéri ?
Voilà, Calimero est de retour.

Je ne suis pas venue dans mon coin de campagne pour m’isoler (juste avoir des conditions matérielles me permettant de lancer mon activité), mais clairement, je fais moins de rencontres qu’à Paris ou que dans n’importe quelle grande ville. Et encore, c’est un euphémisme qui tente de masquer mon désarroi. Je ne rencontre PERSONNE ici, et mes dernières approches ont été complètement désastreuses.
Entre le mec immature, véritable sosie de Beavis & Butthead et l’autre énergumène qui m’a dit ne plus vouloir se mettre en couple parce que c’est trop compliqué, voilà. On a fait le tour. Les autres sont en couple, ou bien des pochards, des incultes, ou trop vieux, ou trop jeunes, ou pas à mon goût du tout, hein, j’ai le droit d’avoir mes préférences aussi.

Peut-être que j’avais besoin de tout ce chemin en solo. Mais je ne suis pas quelqu’un qui fait des galipettes avec des gars juste un soir ou deux. Etre célibataire, du coup, c’est un peu naze dans mon cas. C’est un entre-deux en attendant mieux.
En trois ans et quelques, j’ai rencontré plusieurs hommes mais je n’étais pas prête. Ensuite, j’ai rencontré des hommes mais qui ne me correspondaient pas. Et puis j’ai quitté Paris.

Conclusion ?
Je mange des calissons en buvant un thé, ça me réconforte un peu. Il faut que je soit plus volontaire. Peut-être que crier à ma fenêtre me ferait du bien, ou bien me remettre à chercher quelqu’un via internet (rien que d’y penser, j’ai des boutons, vu les relous qui me contactent), ou bien régulièrement faire des soirées dans les grandes villes du coin, ou carrément tenter la magie blanche, ou continuer à réfléchir à des solutions, je doute que celles citées m’apporte L’Homme sur un plateau.

 

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L’excuse à la noix

Après le dicton à la noix, voici l’excuse à la noix.

Ici, il y avait deux mecs qui me plaisaient: le premier, c’est monsieur S, qu’on m’a présenté, et qui bosse au théâtre. Les rares fois où je l’ai vu, c’est les soirs de spectacle et une fois au supermarché.
(j’avais tenté de l’aborder mais il était toujours entouré de gens, et je n’ai pas trouvé de moment où il était seul… j’ai même rebroussé chemin un soir après être rentrée chez moi, me disant que c’était bête, qu’il fallait que je lui parle, mais une fois revenue au théatre, il était parti.)
Le second, c’était la belette mais puisqu’il est aussi vide que pas terrible, aucun charme, et rien qui me plaise, je l’ai aussitôt oublié en fait. D’ailleurs il faut que je lui dise que non, je ne suis pas libre ce soir. Ni demain, ni jamais.

Je ne voulais pas rester sur un « échec » suite à samedi, et puisqu’en ce moment je fonce sans attendre le lendemain (niveau perso et niveau pro) je me suis dit que je n’avais rien à perdre: j’ai envoyé un message Facebook à monsieur S. Et sa réponse ne s’est pas faite attendre.
Il évite les relations à cause du passé, ça ne lui a pas réussi, il laisse ça pour les autres. Ce n’est pas contre moi, mais il n’en veut pas. J’ai bien fait de tenter ma chance mais il n’était pas le bon.

WTF?

Son message était gentil par contre, et il a répondu dans l’heure. Je me dis juste que c’est con parce que lui, même s’il s’était avéré peu intéressant, j’aurais tenté quelque chose… Physiquement il est chouette. Et je sais qu’il est intéressant, en plus.

Parfois, j’ai l’impression de demander la lune. Je veux un mec contre qui m’endormir… Qui me caresse les cheveux. Qui joue à cache-cache avec moi en ville. Qui soit prêt à partir en voyage demain. Qui aie aussi envie de d’acheter une maison au milieu de nulle part. Qui aime mon côté enfantin/décalé. Qui sache prendre des risques en ouvrant son coeur. Bref, jveux un mec. Mais pas n’importe qui, ça c’est sûr, et je ne tombe que sur des « n’importe qui » !

 

Double vie

La nuit, j’ai un amoureux tendre et présent. Le jour arrive et me trouve seule.
C’est récurrent maintenant: j’ai une double vie.

Love

Mais parfois aussi, la nuit empiète sur le jour.
Vous voyez la scène dans Amélie Poulain où elle fait un gâteau?
(Attention, spoiler! NE LISEZ PAS SI VOUS N’AVEZ PAS VU LE FILM)

Elle imagine que Nino va lui chercher un sachet de levure chez Collignon. Il pleut, Nino met son blouson sur la tête et s’adresse à Lucien. Il remonte avec la levure et fait doucement tinter le rideau de perles de la cuisine… Puis Amélie pleure doucement parce qu’il ne s’agit que d’un rêve. C’était son chat qui faisait tinter le rideau, personne d’autre. Elle est seule.

Eh bien c’est moi.

Dans le film, à ce moment là, la sonnette retentit. C’est Nino derrière la porte, et la suite est une des plus jolies scènes de film que je connaisse.

Oui, je connais ce film par coeur, ce film c’est ma vie, elle c’est moi, et forcément, j’attends Nino.
Evidemment, j’imagine que ma vie va finir en happy end comme Amélie et Nino sur la motocyclette. Je me mords la lèvre en espérant très fort que ça arrive un jour et que ça ne soit pas simplement mon passé.
Car j’ai vécu une très belle histoire, une histoire faite de moments impromptus auxquels je ne croyais plus. Et parfois, les jours de blues, je me dis que c’était ça ma belle histoire.

Mais je refuse de vivre dans des souvenirs.
En attendant, je vis ma vie comme Amélie. Je traverse chaque journée, la ponctuant de petits plaisirs.

 

Et je rêve qu’il est derrière moi. Je le sens, presque, et je souris.

Les bienfaits d’être seul(e)

Tous me disent que c’est bien d’être seul(e).
Pas de compromis à faire, pas de perte d’identité (c’est très fort à dire, ça, de la part de quelqu’un en couple depuis longtemps), pas de gêne d’hygiène, et surtout, tu peux avancer à 300 à l’heure sur l’autoroute de tes rêves sans passager relou qui veut faire une pause pipi.

Certes.

Je sais bien que si j’avais un mec, je ne pourrais pas me consacrer à mon boulot comme je le fais maintenant. J’ai même réussi à décrocher le projet de deux expos solo. C’est un boulot monstre, impossible à abattre sans être dans ma bulle H24… (hormis pour faire des courses, faire des recherches à la bibli, vous voyez).
Et ça me pèserait d’être freinée, comme me pèse ma solitude sentimentale.

Je me disais bien que commencer à réfléchir ne me mènerait qu’à un dédale dans lequel je me perds.
Damned!

Ni crue, ni cuite.

Sous ce titre formidable plein de double-sens, se cache juste un constat simple que j’ai fait en relisant mon blog depuis le début.

Je pensais avoir été un peu cash, voire un peu crue dans mes histoires, mais pas du tout DU TOUT! J’écris toujours avec une sorte de distance, un filtre de pudeur, quelque chose qui reflète une seule de mes facettes seulement. Car certes, je suis réservée, mais je suis aussi capable de dépasser ma douceur naturelle pour être plus mordante. C’est le cas de le dire. D’ailleurs, ça a surpris tous mes mecs.

Hé oui, jeune homme. Accroche toi, ça va swinguer. Tu vas sortir de là les fesses rouges, des cheveux en moins, et d’énormes griffures dans le dos. Et évidemment, je mords. Prêt pour le rodéo ?

C’est ça, que je devrais annoncer avant, en fait. « Je suis un Kinder surprise. Tu me vois si douce, et en m’effeuillant, tu vas me découvrir sauvage. Grrrrrrraaaaou ! »

Enfin en attendant, je suis toujours seule dans mon lit. Deux mains, c’est bien, mais quatre, c’est tellement mieux.

PS: j’ai changé de thème. C’est l’hiver !