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Au même temps, j’ai demandé.

Mes mains entourent une tasse de thé à l’orange. Je lis mes mails, et puis je soupire.

Pourquoi ai-je envoyé un petit bonjour par mail à Nico ? (Nico, le dernier mec qui m’a tenu la main, l’année dernière, j’avais éternellement 15 ans et c’était bien même si ça s’est fini en queue de poisson).
Qu’est-ce qui me prend, régulièrement, à penser au passé ? A me demander comment va untel ou trucmuche ? Ca vous fait ça, aussi ? (rassurez-moi…)

Bah il va bien, Nico. Il est heureux au boulot, et heureux en couple depuis quelques mois.
Ouais-ouais-ouais-ouais.

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Je choisis. (j’essaye)

Ma doudou qui s’est éteinte il y a une semaine.
Des devis annulés.
Une méga belle balade gâchée par des chasseurs postés tout le long de la route, et des coups de feu qui me déchirent le coeur.
Une taxe d’habitation hyper chère à régler.
Et surtout les impôts qui en ont marre que je paye trop lentement (suite à une erreur de dossier, je paye pour 2012), ils saisissent maintenant directement à la banque ET Pôle Emploi.

C’est la merde.

Et pourtant, je continue ma vie.
Dodo, yoga, bouquins, boulot, vélo…

Qu’est ce-qui change, alors ?
Mon état par rapport à ces événements extérieurs.

Je pourrais être hyper angoissée: aucun revenu à venir pour les 3 prochains mois, si c’est réellement saisi chez Pôle Emploi… je pourrais pleurer de désespoir, bouger les bras dans tous les sens en espérant que dans ma panique, quelque chose de bien se passe, je pourrais ne plus dormir, rongée par l’inquiétude.

Ou alors, je peux continuer à me dire que ça ne va pas trop mal.
C’est nous qui créons le monde dans lequel on vit. Nous mêmes avec nos espoirs, nos envies, nos projets, nos réactions face à ce qu’on nous dit, ce qu’on nous fait. Je choisis la colère, le regret, le sourire ou la rancune face à ce qui arrive en face de moi.
C’est à la fois génial et difficile. Il est certes plus facile de dire « c’est parce qu’on m’a énervé(e) que j’ai choisi d’insulter », ou « c’est parce que je suis triste que je suis chiant(e) ». Mais je suis la seule responsable de mes réactions.

Pour être honnête, ça vacille un peu ce matin et j’aimerais bien que quelqu’un me dise que ça va aller, que je vais trouver de nouveaux clients et que je vais pouvoir garder mon appart au moins jusqu’au printemps.
Mais je suis seule. Il n’y a que moi qui puisse vivre ma vie, choisir mon comportement et comment je me sens.

Je choisis le sourire (forcé, là, j’avoue), je choisis l’espoir. Je choisis d’y croire.

Faites que ça marche. Faites que ça marche. Faites que ça marche.

Dicton à la noix

« L’espoir fait vivre. »
Ha bon? Je ne crois pas, non.

En fait, pour être honnête, j’imaginais VRAIMENT que ce mec pouvait être mon Nino Quincampoix à moi et qu’à la fin on aurait un happy end comme dans le film (Amélie Poulain). Je rêve tellement de me serrer contre quelqu’un, de me laisser aller, de sentir la chaleur d’un corps fort et masculin, et de toute cette douceur. L’amour, quoi.

Je rêve trop, j’espère trop, et je suis toujours déçue.

La dernière fois que j’ai été en couple, j’y croyais tellement. C’était mon elfe, et j’étais sa fée. Notre rencontre avait été si jolie, si inattendue, si passionnelle, qu’on s’était formulé des mots doux, des mots de miel, des caresses pour le coeur et les oreilles.

Aujourd’hui, j’ai la sensation que plus jamais je ne rencontrerai quelqu’un dont je serai la fée, la princesse, le lutin rigolo, la douce compagne, la femme. Oui, je sais, c’est juste la déception, ou plutôt les déceptions accumulées qui me font parler ainsi. Mais c’est mon état d’âme du moment et c’est mon blog, je dis c’que j’veux 😉

NRV

Ouhla, mais je suis super énervée depuis quelques jours! Outre mon prof de yoga-manipulateur-chelou-au-final, ya aussi plein d’autres trucs qui m’agacent :

• Le gars a La Poste qui me dit « non, nous n’avons pas de beaux timbres » alors que sa collègue qui passait heureusement par là m’a tendu un carnet de timbres de collection. Bah ouais, j’aime pas mettre des vignettes blanches basiques sur mes enveloppes !

• Encore La Poste (mais ils ont à qu’à être efficaces et aimables, non mais!)… J’ai envoyé trois lettres à trois endroits différents en France mais avec les mêmes timbres (je précise, pour ne pas qu’on me dise tarif prioritaire / tarif lettre verte). Et bien la première est miraculeusement arrivée en 24H, les deux autres sont dans la nature. Faut trois jours à une lettre pour arriver, en tarif prioritaire?? MAIS BORDEL !

• Une « copine » créatrice ne fait que se plaindre. Ses statuts Facebook, c’est toujours à base de « démotivée, sans talent, je n’y arriverai pas » ou bien « je fais une pause pour me recentrer et je reviens ». Deux jours après, tadaaaaaaaaa, en pleine forme, et ça recommence. Mais bouge toi et innove, trouve ta propre clientèle, trouve des idées, fais ton propre marketing! (Au lieu de ça, elle copie toutes les idées des autres…). Elle m’énerve.

• J’ai écrit un ptit mot pour le caissier sur lequel j’ai craqué (depuis le 1er jour où je suis ici!) parce qu’il a l’air adorable. Son physique n’est pas le même que celui de Brad Pitt, mais son attitude hurle « je ne te ferai jamais de mal », et ça m’attire. Bah ouais. Ce qui m’énerve alors? Ca fait deux fois que je vais « faire des courses » pour lui donner mon ptit mot, mais il n’est pas là. Il a dû changer d’horaires -_-

• Les gens, sachant que tu es artiste freelance, pensent que tu fais ça par passion donc gratuitement. Alors petit un: oui pour moi, mais c’est une activité professionnelle comme une autre. Et petit deux, aucun lien de cause à effet. Est-ce que je vais payer mes factures avec de la passion ? Ou est-ce que je peux dire à mon proprio: « je vous paye en passion, ouuuuh ». BAH NON. Alors les demandes du type « tu peux me dessiner façon manga ? » ou « et si vous faisiez ceci / celà… ha bon, vous me faites payer? », pardon mais non. Et jdessine même pas façon manga.

• Je m’énerve moi-même, je culpabilise encore d’avoir été ferme avec mon prof de yoga-manipulateur-chelou-au-final. Jsuis trop bien élevée / trop gentille / trop conne. Je sais. Mais je tiens bon, il peut se brosser pour l’avenir et je pense même à tester l’autre prof à d’autres horaires pour ne plus le voir. BAMTAFACE.

Allez, jvais me regarder un ptit Dr. House pour me calmer. Hello Chase ♥

Labyrinthe

C’est marrant comme j’imagine certaines personnes dans l’administration arriver le matin, poser leur cerveau sur la chaise d’à côté et commencer à travailler. Ne me dites pas qu’il faut un bagage technique poussé et bac + 7 pour traiter un dossier dans l’administration… Il ne faut même pas de compassion.

Pourquoi je suis légèrement agacée? Parce que je ne suis « nulle part ». J’appelle la sécurité sociale pour savoir de qui je dépends depuis l’été dernier: d’eux (régime général) ou bien du RSI (régime des indépendants). La RSI m’avait indiqué que je dépendais du régime général. Ayant déménagé plusieurs fois, je ne savais plus à quel centre de CPAM j’étais rattachée au final et je souhaitais qu’ils me l’indiquent.

Après 10 minutes 21 d’attente, une personne me répond.
– « Ha mais madame, vous ne dépendez pas de nous hein ».
– « Et vous savez depuis quand? Y a-t-il une date dans mon dossier? » (histoire de m’indiquer vers qui me tourner du coup)
– « Ha non hein ».

D’accord.

Pouvez-vous me citer un pays (occidental, s’entend) où l’administration est autant le bordel pour les créateurs d’entreprise et les indépendants que la France? Même pour tout le monde, en fait. Non parce que franchement, telle que vous me lisez là, je suis loin d’être fière d’être Française. Niveau politique, niveau administratif, niveau coût de la vie, niveau environnement… peut-être que je vois tout en noir, mais je vous invite à vous mettre dans mes chaussures un instant et de vivre cette vie où pour avoir une information simple, il faut avant tout passer des heures au téléphone et à rédiger des courriers, payer des envois recommandés (4€50 à chaque fois, tout de même…), pour s’entendre dire qu’on est… nulle part.

Je n’invente rien, c’est mon expérience personnelle. Si je rajoute à ceci le système Pole Emploi dans ma ligne de mire, je peux doubler la longueur de cet article de blog. Ce qui est arrivé dans mon cas (rester sans rien, sans allocation pendant 2 mois suite à « une trop longue accumulation des dossiers à traiter », c’est honteux). Pareil pour les impôts. Ma soeur, également créatrice d’entreprise, supplie l’administration depuis plus de 2 ans afin de pouvoir payer ses cotisations. Mais suite à un bug du côté de l’administration, elle est… nulle part. Elle a été assez prudente pour provisionner les sommes et pouvoir tout régler d’un coup, mais imaginez quand même le binz que c’est. Comme je le disais mais j’insiste… Ce sont des heures au téléphone à essayer de comprendre et régler la situation. Comme si nous n’avions pas autre chose à faire de notre journée. Pendant ce temps, qui démarche les clients à notre place? Réalise le travail? Fait l’après-vente? Le marketing? Pas l’administration, qui peut tranquillement finir à 16h59.

Je ne vous parlerai même pas de l’URSSAF qui m’a fait vider mon PEL (seules économies que j’avais dûrement mis de côté) pour régler des côtisations que je ne devais pas payer… Nous sommes toujours en train de régler le problème, ça fait 3 ans que ça dure. TROIS ANS. Et pour arrêter que les huissiers débarquent chez mes parents (!!), j’ai dû faire appel au tribunal des affaires sociales. Qui m’a donné raison, mais nous sommes toujours en train de « régler le contentieux ».

Alors parfois, oui, je vous envie, salariés en tout genres. Vous rentrez chez vous le soir en laissant derrière vous tous les tracas de vos projets en cours, les tracas commerciaux, fiscaux, etc. Ce n’est qu’un boulot. Et au pire, vous avez une hiérarchie derrière vous pour vous soutenir. Quoique, attendez, j’étais salariée. J’avais une hiérarchie. Mais elle ne me soutenait pas du tout…

Bref, c’est la merde 🙂