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Comme le chantait Aretha Franklin…

Il devait venir me chercher à 14h15.
A 15h21, j’ai un SMS disant « oops sorry ».

C’est tout.

« Il », c’est F, mon prof de yoga. Comme je devais récupérer son fils jeudi soir, je devais l’accompagner à la crèche aujourd’hui pour voir où sont les affaires du petit, comment ça se passe, etc.
Pour leur rendre service.
Moi ça me prend du temps, c’est carrément de l’autre côté de la ville et ça ne m’arrange en rien.

Alors non seulement il n’est jamais venu me chercher, mais quand au bout de 30 minutes je lui dis « désolée mais là je dois sortir, j’ai plusieurs courses à faire », voilà la seule réponse laconique une heure après. Comme vous l’avez compris dans mon article de ce matin, j’essaye de régler des soucis administratifs (ça prend du temps) et d’avancer dans mon boulot.

Et il me plante. Je pense que là, il peut aller se brosser pour la suite. Parce qu’il se fout vraiment de ma gueule et que le respect, dans l’amitié, c’est juste la base.

Non ?

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Recette

Voici la recette de pour calmer les sentiments de quelqu’un :

Etape 1 : prendre un gars qui joue à t’envoyer des regards, t’embrasse le front, te caresse les cheveux et te chahute.
Etape 2 : laisser passer deux jours sans nouvelle (forcément, étant HS, tu te reposes).
Etape 3 : comme tu es impliquée dans la vie associative, tu vas quand même soutenir l’asso de jeux, malgré ton état de zombie. Tu retrouves le gars en question très fermé, qui t’ignore toi et tes amis que tu as gentiment invité pour faire vivre l’asso (qui peine à démarrer), et le gars te répond en esquivant.
Etape 4 : comme tu as reçu un SMS concernant la sortie de crèche jeudi (oui, j’avais convenu avec A de récupérer leur fils à la crèche les jeudi), tu rappelles en demandant l’adresse. Explications sèches et embrouillées sur les directions à prendre. « Non, j’ai pas l’adresse, tu regardes sur internet ». Puis, précaution de sécurité normale pour la crèche, il te demande ton nom de famille. Dont il se moque beaucoup après que tu l’aies épelé lettre à lettre.
Etape 5 : quand il te demande si « on s’est bien amusé » l’autre soir, tu penses qu’il faisait référence au cours de yoga pour lequel il s’était fait remplacé in extremis. Non non, il voulait savoir si la soirée jeux était bien. Là, tu commences à te dire que :

1) le gars a été enlevé par des extra-terrestres mais ils lui ont pas tout bien remis les morceaux

et / ou

2) mais c’est pas vrai, comment on peut s’attacher à un gars pareil ?

Voilà.
C’est simple, rapide, et efficace.

forget shit and move on

 

Symbole: étang.

Tout se bouscule à la surface de mes émotions.
Cet après-midi j’ai gardé le petit de F et A, mes amis que j’aime d’amitié. Et lui, pour qui j’ai des sentiments ambigüs et avec qui on se cherche sans arrêt… c’est clairement flou. Je décrivais ça l’autre jour en parlant de « frère incestueux », c’est un peu ça. Nos regards sont chargés de quelque chose d’insoulevable et de secret. En fait j’aime bien ça tel quel. Espérons juste que ça ne dérape jamais.

Hier soir, j’ai croisé monsieur S qui travaille au théâtre. Il est beau comme un jeune homme, j’ignore s’il est assez mature pour moi. J’ai peur de rencontrer quelqu’un sorti d’un oeuf, sans expérience, qui ignore que la vie et surtout un couple, ça se construit. Ceci dit, je n’ai pas osé aller lui parler cette fois-ci non plus, mais j’ai une idée derrière la tête, un truc fou et décalé. Comme moi. Ainsi, ça annoncera la couleur. S’il est effrayé et trouve mon « stratagème » pour l’approcher bizarre ou nul, il n’est pas pour moi !

Et puis, monsieur P est toujours au RDV de nos échanges longs et recherchés. C’est fou ces mecs en couple mais qui sont aux petits soins avec toi… Ou alors c’est juste moi? Je suis charmante à ce point? 😉

Si à la surface ça s’agite, au fond, cependant, c’est le calme absolu. Imaginez un étang: à la surface, la pluie fait des demi-cercles qui s’élargissent, les gouttes ricochent sur la surface, ça bouge. Mais au fond, c’est tranquille. Calme.
Je sais qui je suis. Ce que je veux. Les événements ne me rendent pas malheureuse et ne perturbent pas (trop) mon travail acharné.

Bref, je suis célibataire et des mecs inaccessibles me tournent la tête. Normal, quoi.

Ironie du jour, bonjour (bis)

J’essaie de me sortir monsieur F de la tête, de me raisonner: c’est un ami. Et avec sa copine, ils sont mes premiers amis d’ici. C’est précieux, restons-en là, c’est déjà génial.

Hier soir, mon téléphone s’allume. En effet, chez moi, il ne sonne pas: il est toujours en silencieux, posé ou oublié quelque part, enfoui sous les coussins du canapé, bref, je ne suis pas téléphone du tout. Bref, pour une fois j’avais mon téléphone sous les yeux et je vois un appel entrant de F.

Je ne réponds pas, j’étais en plein boulot. Message répondeur succinct. J’écoute. Je rappelle.

IRONIE DU JOUR, bonjour ! Ils me demandent de garder leur bambin demain après-midi pour qu’ils aillent faire des courses à la grande ville. Tiens, garder le bambin du mec dont je suis amoureuse, c’est pas fun, ça ?

Ceci dit, je suis de mauvaise foi un-peu-quand-même, parce que ça me fait plaisir de leur rendre service, de passer du temps avec le bout de chou (pour rappel, je ne peux pas avoir d’enfant, et ça me manque parfois, ce contact proche avec un petit), et tertio, ça va me payer une semaine de courses alimentaire.

 

Les signaux

Il est venu.
Nous avons passé la soirée à geeker et à papoter.

Ca a confirmé mon pressentiment: les signaux qu’il envoie sont inconscients.
En plus, ce serait maso de ma part de continuer d’être à fond sur quelqu’un qui se confie sur sa vie de couple, non?

Leçon du jour: je suis encore capable d’aimer, et de désirer un homme. Honnêtement, je commençais à en douter.