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Oh, Paris (escapade)

ohparis

Oui, ça m’avait manqué.
Mon quotidien est confortable, sain et agréable mais les escapades à Paris m’ont manqué, notamment :

– le paysage parisien (c’est beau, quand même)
– la diversité culturelle et les expos même qu’il y en a trop, et que choisir est trop difficile ! (ça va, j’en ai fait 4 en 2 jours)
– une librairie, une boutique spécialisée beaux arts, un restau végéta(r)(l)ien, une échoppe qui ne propose que du thé, une expo éphémère, un magasin qui est une véritable caverne d’Ali Baba (je vous conseille fortement le passage Jouffroy), etc…

Bref, j’ai bien profité de mon escapade de 3 jours en famille pour aussi faire du tourisme avec ma petite soeur, me gaver de souvenirs, de fous rires, de glaces, d’escaliers (Paris n’est pas une ville pour les faibles), de jeux de société.

Ce qui est moins sympa, c’est de revenir chez soi, seule. Ma famille que j’ai vu si peu en fait me manque, j’ai le blues, fait chier.

Non, cher canapé, si je m’étale sur toi, je vais avoir le vrai blues. Rester active, rester active, rester active…

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Parenthèse

J’ai passé quelques jours à Paris, en famille pour mon anniversaire.
Comment décrire cette parenthèse extraordinaire ?

J’avais dans l’idée de me balader dans Paris la journée puisque mon train arrivait tôt, avant de rejoindre ma famille le soir. Je me pose donc derrière une superbe église pour dessiner et après avoir fait le croquis, je passe à la couleur aquarelle. Puis comme toujours quand quelqu’un dessine, les gens se penchent pour regarder. Je trouve ça tellement impoli… Est-ce qu’on se penche sur les verres des gens en terrasse juste parce qu’ils sont dehors, pour voir ce qu’ils boivent? Non. Est-ce qu’on se penche par dessus l’épaule des gens pour lire le livre qu’ils lisent, quand ils sont assis au bord de la Seine? NON PLUS.
Alors pourquoi imaginer que c’est quelque chose à faire de regarder ce qu’on dessine… Je trouve ça con.

Cette voix derrière moi m’a donc agacée. En plus c’était vraiment des questions théoriques du genre « savez-vous la date de blablabla » ou bien si je pouvais citer les différences techniques entre le gothique et le roman, etc etc. Bien sûr que je savais mais pas par coeur. Pas là. Pas maintenant. Il insiste. Je me retourne pour poliment finir la conversation, et il enchaîne. C’est un vieux monsieur qui a visiblement beaucoup à dire. Et finalement, on a tellement discuté que j’en ai oublié que je dessinais. Il a proposé qu’on aille boire un verre. Pas comme un vieux qui cherche une proie féminine, juste comme un vieil homme qui a besoin de raconter.

Et il a raconté. Il a déroulé sa vie de Juif. Ses parents pendant la guerre. Sa vie récente. Ses cancers qui s’accumulent.

Et je me suis dit que finalement, si j’étais restée coincée sur mon idée de dessiner Paris, je l’aurais froidement rembarré et je n’aurais jamais vécu cette parenthèse extraordinaire à voyager dans le temps avec lui.

Le reste du séjour était très agréable et a répondu à plein de choses qui se bousculaient dans ma tête. Je suis revenue chez moi reboostée et pleine d’espoir.

Il fait soleil ce matin. Et pas uniquement dans ma tête 😉

 

Elle me manque, parfois

Elle me manque parfois, la ville lumière.

PARTIE 1
Y habiter était pénible, c’est toujours la même rengaine: le métro bondé, les gens peu aimables (pour rester polie), le béton partout, le gris et la pollution, le coca à 3€80 et dans mon cas, un quartier populaire trop agité l’été avec un loyer quand même extra-supra-cher. Se faire emmerder tous les soirs en bas de son immeuble, c’était difficile à supporter. Les bacs à fleurs qu’entre voisins on fleurissait sur le trottoir, saccagés par des jeunes racailles, c’était sûrement le symbole qui m’a fait le plus ch***.

Mais en balade, Paris est une ville extra. Lumineuse. Vibrante et fourmillante. Et il y a des trucs qui me manquent, à propos de Paris.
Déjà, cette vue… :

Et aussi courir le long des quais le dimanche matin, le moment où la ville n’appartient qu’aux rares joggeurs… et aux mouettes 🙂
Le Louvre ! Etant férue d’art et d’histoire, ce musée c’est la Caverne d’Ali Baba, magique et infinie.
M’installer à une terrasse avec un coca et regarder passer les gens. Leur imaginer une vie. Où ils vont, si pressés, et avec qui ils sont dans la vie. A quoi ressemble leur intérieur. Ici, on connaît tout le monde, l’imagination n’a plus lieu d’être…
Une envie de restau pas cher, végétarien, ouvert le lundi ? Largement faisable à Paris.
Et aussi, les possibilités de rencontre quasi infinies. Professionnelles, amicales ou amoureuses.

Mais je sais aussi qu’en visite à la capitale, j’ai hâte de retrouver mon coin de campagne et mon douillet chez moi.
Téléportation, je vote pour toi comme urgence scientifique à résoudre !

Parfois, je comprends mieux mon amie qui habite entre ici et Paris. Elle a besoin des deux, me dit-elle. Les deux premiers mois ici, je ne comprenais pas. Il y a quelque chose de vital ici. Oui, mais…

Dans mon article « Vertige », j’ai parlé de certaines choses auxquelles on pense et qui nous donnent le vertige. Eh bien ça en est une, ça : imaginons que l’été dernier, j’ai trouvé un boulot bien payé au lieu de me mettre à mon compte et de migrer au vert.
J’aurais quitté mon 20m² pour emménager dans un appartement plus grand, sûrement en banlieue calme. J’aurais acheté une voiture. J’aurais eu un bon confort de vie, j’aurais eu l’assurance d’avoir des centaines d’euros sur mon compte tous les 30 du mois. J’aurais continué à faire des expos à Paris / à aller en soirées / aux concerts salle Pleyel / au restau / à faire des voyages / des week-ends.
J’imagine parfois mes vies parallèles, et ça me donne vraiment le vertige. Les jours de pluie intérieure, je me demande si j’ai fait les bons choix. On ne peut jamais tout avoir (ou très rarement), et je sais que ce que je voulais vraiment dans la vie, je l’ai à 90%. C’est un bon chiffre, je crois.

PARTIE 2
Autant de questions que je ne me pose pas des matins comme aujourd’hui, en fait.
J’ai couru dans les bois, au loin j’entendais les chèvres et le tintement de leurs cloches.  J’ai couru au dessus de ruisseaux qui chantaient paisiblement. J’ai glissé sur des feuilles. J’ai senti la lumière sur mon corps comme une décharge pure de vitamine D (et de bonheur).
Je n’échangerai ma place pour rien au monde. J’ai juste envie d’avoir les moyens de venir à Paris de temps en temps… 😉

Countryside

In and out

Déménagement / emménagement. Et tout ce que ça comporte de centaines de détails, dont dépendent d’autres détails… Bref, je suis en pleine installation dans mon nouveau chez-moi.

En théorie, c’est chouette, cette période où tout est possible, mais là avec le dos cassé du déménagement, j’apprécie moins. Ceci dit, je me sens revivre comme si je me réveillais d’un sommeil où j’avais tout mis sous cloche en attendant… En attendant quoi? De trouver un cadre de vie qui soit fait pour moi.

If the sky comes falling down | via Tumblr

Et voilà, ya plus qu’à.

Déménagement

Je bouge ! Ca bouge ! Plus exactement, je déménage.
Je quitte Paris dans dix jours et quelques.

Pourquoi?

Je change de vie, et c’était une évidence d’aller dans le mouvement jusqu’au bout avec cette nouvelle énergie.
J’ai peu écrit entre temps, je vivais mal mon quotidien, alors l’écrire… non merci.

Là, je vais bien. Et je savoure. Mais entre les cartons et le boulot, je tenais quand même à notifier les rares perdus qui viennent sur mon blog que je suis là, quelque part 🙂

A tout bientôt !