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L’équation

Je fais un boulot qui me plaît mais je galère financièrement.
Si je trouvais un emploi salarié, j’aurais des sous, mais pas ma liberté.

Je n’ai pas de mec, et j’ai donc toute possibilité/liberté, mais il me manque quelqu’un et quelque chose.
Si j’avais un mec, j’aurais tendresse, réconfort, sexe, une épaule, des choses à partager, etc. Mais il ne viendrait pas seul. Il arriverait dans ma vie avec des compromis à faire, son histoire, des enfants peut-être.

J’ai très peu d’amis, dont certains qui sont blessants et irrespectueux.
Mais si j’avais des amis, j’aurais moins de temps à moi.

Est-ce ça me rend égoiste ? Irresponsable ? Inconsciente ?
Je commence à douter de tout. De mes choix de vie, de tout ces efforts immenses, pour quoi faire ?

Il manque quelque chose à cette équation constituant ma vie, et en ce moment, ça me semble à jamais irrésolu. Espérons que je me trompe.

PS: je ne suis même pas capable de me satisfaire d’un thème WordPress. Parce que celui-ci est pas mal, mais il lui manque quelque chose. Alors j’essaye tous les autres. Oui, tous. Et aucun ne me va.

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Le pompon.

• Je suis sortie de chez moi cet après-midi, pour trouver ma boîte aux lettres défoncée, et une tâche de sang dessus. Message en forme de menace qui m’est adressé ? Règlement de compte qui s’est fini au hasard sur ma BAL ? En tout cas ça me choque parce que je ne supporte plus la violence. J’ai la malchance d’habiter en face d’un kebab, seul lieu de la ville ouvert après 19h. Résultat: pas mal de jeunes traînent ici tard le soir dans un état plus ou moins pacifiste, plus ou moins calme. Crissements de pneus, engueulades, musique à fond (et basses audibles à travers mes double-vitrages)… tout ça c’est quotidien maintenant.
Dire que j’ai quitté un quartier de Paris où ça craignait pour venir trouver du calme… Mais les beaux jours arrivent et les emmerdes aussi visiblement. Dans mes rêves, j’ai un mec et il irait leur dire 2 mots, à ces kékés mal embouchés (en tout cas, j’espère).

• J’ai enfin trouvé les mots pour expliquer à mon amie « en colère » combien ça devenait difficile pour moi qu’elle déverse tous ses sentiments négatifs sur moi (colère, haine, mépris, etc) et que j’avais besoin de positif, de sourire, d’énergie, d’ouverture… Elle l’a mal pris et m’a bloquée, coupant ainsi la discussion. C’est quoi, être amis alors ? Je me suis rendu compte avec amertume que j’étais un canal, pour elle. A travers moi, mon écoute, mon assentiment, elle vivait et se rassurait. Mais si je n’ai plus envie de jouer à ça, visiblement, je ne suis plus son amie. N’importe quoi !

• Mon propriétaire joue la carte de la mauvaise foi. Ca fait des semaines que mon plafond de cuisine fuit les jours de grosse pluie, chose qu’il a constatée en venant chez moi début mai. Le couvreur devait venir vérifier la toiture par l’intérieur, mais j’attends toujours. Le propriétaire m’a rappelé suite à mon courrier recommandé et me dire: « le couvreur est passé! ». C’est le pompon ça! Je travaille de chez moi: j’aurais vu et entendu si le couvreur était passé. D’autant plus que la trappe accédant au toit par l’intérieur se trouve… chez moi.

Bref, c’est un jour de mal au crâne, où tout semble aller de travers. J’exagère, je sais. Je suis juste fatiguée… mais il faut que j’assure, des amis parisiens viennent ce soir pour le week-end. ARG !

Qui est-quoi ?

Mais pourquoi me parle-t-elle systématiquement de ce qui ne va pas et de sa haine et de plein de trucs qui ne marchent pas ?
Ha oui, car j’ai toujours été une bonne oreille.

Alors, elle est où la limite entre la politesse et l’impolitesse quand on écoute quelqu’un raconter ses malheurs et que ça nous saoule? Parce que là, non, je n’ai pas envie d’entendre tout ça, j’ai envie de m’entourer de gens positifs, chaleureux, et souriants surtout, non pas parce que la vie est super facile ou qu’on est naïfs, mais parce qu’on brave sa part de galères avec le sourire et l’envie de réussir. Pas de colère, pas de haine, pas de complaisance dans sa misère, rien de tout ça. Parler avec elle, c’est comme être attachée au milieu d’une pièce et que du plafond tombaient un mélange vaseux et collant de javel, d’excréments… Bref, je me tire de là, ce n’est pas pour moi.

Je veux bien discuter avec les gens, mais plus pour qu’on me raconte tous les malheurs du monde. Qui, entre nous, sont minuscules comparés aux malheurs réels du Monde…

Est-ce que ça fait de moi une personne égoïste?
Si c’est oui, j’assumerai très bien d’être égoïste alors. Enfin j’essaierai 😉

Question de limites

J’ai remarqué que pas plus tard qu’hier, j’ai encore une fois dépassé mes limites. Ou plutôt: je me suis laissée envahir dans mes limites.
Une amie devait passer l’après-midi pour qu’on prenne le thé chez moi puis qu’on aille se balader. De mon côté, j’essayais de travailler, mais pas facile de se concentrer quand on ignore quand on sera interrompue.

15h, toujours pas de nouvelles.
16h10, je lui envoie un SMS disant que je sors prendre l’air entre deux averses (je n’allais pas rester enfermée chez moi juste pour l’attendre, si?)
16h30, sa réponse est qu’elle décolle.
17h10, un SMS m’indique qu’elle va voter et qu’elle arrive.

Elle est venue à 18h30.

Alors ça a soulevé une question en moi: c’est ça le respect ?
L’après-midi, ce n’est pas 18h30, et c’est surtout indiquer une heure et s’y tenir. Elle avait une bonne raison, les gens ont toujours une bonne raison, mais moi je me sens mangée.

« Mais ce n’est pas grave, rentre! » Alors que je voulais dire « Put***, sérieux, c’est exagéré, j’ai tellement perdu de temps et là, il est tard! »
J’ai laissé faire parce que c’est mon amie, mais il faut vraiment que je remédie à ce genre de comportement parce que c’est moi qui en pâtis. Je n’ai pas pu travailler correctement hier, résultat, j’ai perdu une journée.
Pourquoi ces vieux réflexes de tapis ressortent-ils chez moi? Tapis qu’on piétine, tapis qu’on prend pour acquis, tapis doux.

Cette anecdote d’hier me met en rogne parce que ça me rappelle de mauvais souvenirs. J’avais alors décidé que personne ne se permettra jamais d’être à sens unique avec moi.
Je reprends aujourd’hui cette résolution: personne ne me traitera comme un tapis. Il y aura un échange, ou il n’y aura rien. Plus personne ne me jettera à la figure sa vie, son travail, ses projets, sans en retour demander ce qu’il en est pour ma vie, mon travail, mes projets. Plus personne n’arrivera avec des heures de retard, je dirai « je suis désolée mais là, j’ai d’autres choses à faire maintenant ».

Amen.

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