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Pom pom pom, bis.

Toujours pas de nouvelle de l’homme au RDV. Super…
Je pensais à toutes les raisons que j’ai imaginé pour comprendre son silence, j’en ai listé quelques unes dans mon dernier article mais il y en a bien plus. Dont une qui n’appartient qu’à lui et que j’espère connaître un jour.

Du coup ça m’a fait repenser à toutes les rencontres que j’ai faites depuis plus de 3 ans. Parmi celles qui m’ont marquées :

Je suis allé aux USA pour rencontrer un mec avec qui je papotais depuis 3 semaines.
(alors si le gars a peur de 100km, hein, c’est une mauviette, moi j’en ai fait 7 000.)

J’ai re-rencontré un mec. Oui, deux fois un premier RDV, c’est pas banal !

J’ai accueilli un Belge chez moi, avant qu’il ne me plante sans raison. Et quelques mois avant, j’avais rencontré un autre Belge, chez qui j’ai passé une petite semaine. Me dire qu’ils se croisent sûrement dans le train tous les matins me fait bien rire aujourd’hui 🙂

J’ai embrassé Nico, l’homme presque parfait mais avec qui rien ne s’est déroulé comme prévu, et avec qui ça s’est fini en queue de poisson. Je crois que c’est le dernier homme de qui j’ai été amoureuse, dont j’ai apprécié tenir la main et admirer les tâches de rousseur.

J’avais déjà rencontré un autre Nico avant, qui m’avait embrassé mais je n’ai pas senti que c’était bien de le faire en retour. Entre temps, il avait vu une autre nana et « sous le coup de la bière, ils ont couché ensemble ». Ah bah, tant mieux pour elle.

J’ai aimé, flirté, séduit, vu, rencontré, touché et même dormi (oui, juste dormi) avec des gars, mais yen a pas un qui est devenu mon compagnon.

Je commence à me dire que ça craint, mais comme tout est relatif, je vais me concentrer sur mon smoothie banane/poire/cannelle. Oui, oui, fait maison. Bon lundi à vous !

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Calimero is back

Ma copine C. a retrouvé un chéri après une rupture.
« Oooh, mais je suis trop contente pour toi !! » lui répondis-je.

Et oui, je suis super contente pour elle. Je déteste cette expression, mais il faut dire qu’elle le « mérite ». Elle est toute choupi, gentille et fort jolie. Bref.

Alors quoi ? La vérité est que je suis super jalouse en même temps.

Et moi, c’est quand que je retrouve un chéri ?
Voilà, Calimero est de retour.

Je ne suis pas venue dans mon coin de campagne pour m’isoler (juste avoir des conditions matérielles me permettant de lancer mon activité), mais clairement, je fais moins de rencontres qu’à Paris ou que dans n’importe quelle grande ville. Et encore, c’est un euphémisme qui tente de masquer mon désarroi. Je ne rencontre PERSONNE ici, et mes dernières approches ont été complètement désastreuses.
Entre le mec immature, véritable sosie de Beavis & Butthead et l’autre énergumène qui m’a dit ne plus vouloir se mettre en couple parce que c’est trop compliqué, voilà. On a fait le tour. Les autres sont en couple, ou bien des pochards, des incultes, ou trop vieux, ou trop jeunes, ou pas à mon goût du tout, hein, j’ai le droit d’avoir mes préférences aussi.

Peut-être que j’avais besoin de tout ce chemin en solo. Mais je ne suis pas quelqu’un qui fait des galipettes avec des gars juste un soir ou deux. Etre célibataire, du coup, c’est un peu naze dans mon cas. C’est un entre-deux en attendant mieux.
En trois ans et quelques, j’ai rencontré plusieurs hommes mais je n’étais pas prête. Ensuite, j’ai rencontré des hommes mais qui ne me correspondaient pas. Et puis j’ai quitté Paris.

Conclusion ?
Je mange des calissons en buvant un thé, ça me réconforte un peu. Il faut que je soit plus volontaire. Peut-être que crier à ma fenêtre me ferait du bien, ou bien me remettre à chercher quelqu’un via internet (rien que d’y penser, j’ai des boutons, vu les relous qui me contactent), ou bien régulièrement faire des soirées dans les grandes villes du coin, ou carrément tenter la magie blanche, ou continuer à réfléchir à des solutions, je doute que celles citées m’apporte L’Homme sur un plateau.

 

Parenthèse

J’ai passé quelques jours à Paris, en famille pour mon anniversaire.
Comment décrire cette parenthèse extraordinaire ?

J’avais dans l’idée de me balader dans Paris la journée puisque mon train arrivait tôt, avant de rejoindre ma famille le soir. Je me pose donc derrière une superbe église pour dessiner et après avoir fait le croquis, je passe à la couleur aquarelle. Puis comme toujours quand quelqu’un dessine, les gens se penchent pour regarder. Je trouve ça tellement impoli… Est-ce qu’on se penche sur les verres des gens en terrasse juste parce qu’ils sont dehors, pour voir ce qu’ils boivent? Non. Est-ce qu’on se penche par dessus l’épaule des gens pour lire le livre qu’ils lisent, quand ils sont assis au bord de la Seine? NON PLUS.
Alors pourquoi imaginer que c’est quelque chose à faire de regarder ce qu’on dessine… Je trouve ça con.

Cette voix derrière moi m’a donc agacée. En plus c’était vraiment des questions théoriques du genre « savez-vous la date de blablabla » ou bien si je pouvais citer les différences techniques entre le gothique et le roman, etc etc. Bien sûr que je savais mais pas par coeur. Pas là. Pas maintenant. Il insiste. Je me retourne pour poliment finir la conversation, et il enchaîne. C’est un vieux monsieur qui a visiblement beaucoup à dire. Et finalement, on a tellement discuté que j’en ai oublié que je dessinais. Il a proposé qu’on aille boire un verre. Pas comme un vieux qui cherche une proie féminine, juste comme un vieil homme qui a besoin de raconter.

Et il a raconté. Il a déroulé sa vie de Juif. Ses parents pendant la guerre. Sa vie récente. Ses cancers qui s’accumulent.

Et je me suis dit que finalement, si j’étais restée coincée sur mon idée de dessiner Paris, je l’aurais froidement rembarré et je n’aurais jamais vécu cette parenthèse extraordinaire à voyager dans le temps avec lui.

Le reste du séjour était très agréable et a répondu à plein de choses qui se bousculaient dans ma tête. Je suis revenue chez moi reboostée et pleine d’espoir.

Il fait soleil ce matin. Et pas uniquement dans ma tête 😉

 

En dessous de tout

Depuis toujours, je me sous-estime.

Les autres sont toujours plus intéressants, plus organisés, plus adultes, plus stables, plus sociables, les femmes plus belles que moi…
Bien sûr, je fais des généralités, j’ai un côté très tranchant aussi où je trouve certaines personnes vraiment laides et connes. D’ailleurs les personnes les plus laides ne sont pas celles qui ont un nez de travers ou des sourcils à la Frida Kahlo, mais celles dont la laideur de l’âme rejaillit à l’extérieur.

Bref, je me suis toujours spontanément placée en dessous de tout et de tout le monde. J’ai appris depuis quelques mois que non, je ne suis pas si laide, pas si conne, pas si dingue, pas si vide.

J’ai de vieux réflexes quand même, par exemple j’ai postulé à l’orchestre de ma région en me disant « quel stress, ils vont trouver que je joue trop mal pour les rejoindre » ou bien « je ne suis pas assez jolie pour S. » (que j’essaye de recroiser parce qu’il me plaît) ou bien « je ne vais jamais y arriver!! » (à propos de tout). Alors que je joue bien et que je suis assez jolie pour me débrouiller et que je suis assez intelligente pour parler 3 langues, monter mon activité et refaire ma vie dans une nouvelle région.

Au final, au travers de discussions entre amis, en regardant des documentaires, en regardant les gens dans la rue, je perçois ce que je n’avais jamais perçu aussi distinctement: la double réalité.
La réalité immédiate (l’impression qu’on a des gens) et la réalité profonde (ce qu’ils sont vraiment).

Les femmes belles, organisées, adultes, stables que je jalouse sont parfois complètement à côté de la plaque, ont traversé de douloureuses expériences ou bien sont en réalité gamines, superficielles et égoistes.

Les hommes sympas, ouverts, murs sont parfois radins, préoccupés par leur petite personne et sans volonté propre.

Bref, bienvenue dans la vraie vie, me dis-je. J’ai passé beaucoup de temps sur la lune, regardant les hommes de loin. Je crois que c’est la première fois où je suis vraiment au milieu d’eux. De vous. Il était temps…

Question d’équilibre

Je disais de moi jusqu’à cet été : « on me prend mon énergie » (au boulot, en amitié, etc). Et puis quelqu’un m’a dit : « non, tu les laisses prendre ton énergie ». En effet…
Comme quoi, il suffit de changer de point de vue pour avoir une vision plus juste et plus apaisée de la vie.

Depuis, je m’attache vraiment à me sentir dans l’équilibre. Je me connecte régulièrement à mon monde intérieur en sentant ce qui est bien pour moi et à laisser derrière moi ce qui ne me correspond plus. Yoga, méditation, lectures… Je me sens bien dans mes baskets. Je me sens jolie, apaisée, équilibrée. Je suis, tout simplement.
Depuis ce fameux dimanche zen (où j’ai croisé Jo), tout était simple et magique. Et puis j’ai eu des soucis à gérer cette semaine, et là c’est devenu plus compliqué à gérer. Ca demande de prendre un moment pour simplement remettre les choses à leur place. Revenir à soi, sans colère, sans amertume, avec patience… Un ami bouddhiste m’a rassuré… ça se travaille toute la vie. En tout cas même avec des années de pratique de méditation, il lui arrive encore de dérailler.

Je m’étais promis de ne plus écouter mes angoisses et de ne plus agir sous le coup de l’inquiétude. Et puis un jour j’ai eu un gros coup de stress. J’ai supprimé mon compte sur le site de rencontre et je voulais lire l’historique des discussions avec N avant, mais impossible de retrouver ni son profil, ni ses messages, rien.
Je me suis alors souvenue que sur ce site, si quelqu’un vous bloque, vous ne verrez plus rien de lui, comme s’il n’existait pas. Je me suis demandé s’il avait supprimé son compte comme moi je prévoyais de le faire, ou s’il m’avait bloquée. Après tout, la soirée qu’on a passée était certes géniale pour moi, mais qui sait ce qui se passe vraiment dans la vie et la tête des gens ? Ce qu’ils vivent à côté ?

J’ai eu la mortelle envie de lui envoyer un SMS juste pour être rassurée sur le fait qu’on se plaisait. Mais j’ai résisté, en me disant qu’agir sous le coup de l’ego n’apporterait rien de bon. Il valait mieux attendre et le contacter pour de bonnes raisons. Comme avoir envie de le revoir pour le découvrir, par exemple. Pas pour être rassurée. Pas pour demander des explications.
J’ai calmé mes angoisses, j’ai laissé passé la journée, et le soir je me sentais à nouveau moi-même. Mon SMS proposait simplement qu’on teste un café sympa dont on avait parlé quand on s’était vus. Il a immédiatement répondu avec un long message rigolo, proposant une date.

Bref, j’ai encore du chemin pour rester dans l’équilibre. Calme, patiente, sans hâte… surtout que ce soir, je vois N. et que je compte les heures. Allez, je vous laisse, je vais prendre quelques minutes pour me ré-équilibrer 😉