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Le poids de la solitude

J’ai senti tout son poids sur mes épaules en montant lentement l’escalier menant à chez moi.
Je venais de raccompagner ma soeur à la gare pour son train la ramenant à Paris et après quelques jours passés ensemble, elle est partie. La solitude a refait surface d’un coup dans le silence de l’appart.

Rien n’est idéal, et pour être honnête, ma soeur et moi sommes comme chien et chat: on s’adore, mais parfois, elle me tape sur le système.

Malgré tout, j’ai du mal avec les séparations. Dire « au revoir » m’est difficile.
J’ai les boules.

J’écris, seule, dans le silence de mon appart.
La solitude est derrière moi, me tapotant un peu l’épaule. Si je me retourne et que je la regarde, elle ressemble un peu à un gros tas informe et grand, transparent. Je peux la traverser. Je peux l’ignorer. Je peux m’enrouler dedans.

Ou je peux écrire sur mon blog et être lue peut-être. Mes mots trouveront quelqu’un. Je ne serai plus seule.

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La belette de personne…

Alors ça, ça me taraude.
De quel mec suis-je la femme idéale?

Je ne suis pas la femme élégante en talons – minijupe – coiffure sophistiquée – cadre sup.
Non.

Jsuis la meuf qui rigole quand elle se cogne le pied, qui parle aux arbres, qui n’a pas un rond, qui dort avec un doudou 365 jours par an, qui ne sait pas coucher avec un mec sans en être amoureuse*, qui met des Converse (je culmine à 1m75, déjà, alors avec des talons…), qui souvent suce son pouce, et puis qui pleure devant les films, en reniflant.

Amélie Poulain (du film « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain »), vous voyez, elle était parfaite pour Nino Quincampoix, et inversement.
Et moi, qui sera attiré par mon caractère singulier ?
Qui est mon Nino à moi ? De qui serai-je la belette ?

 

* et c’est comme ça qu’on peut passer 3 ans sans coucher avec un mec 😦

Les bienfaits d’être seul(e)

Tous me disent que c’est bien d’être seul(e).
Pas de compromis à faire, pas de perte d’identité (c’est très fort à dire, ça, de la part de quelqu’un en couple depuis longtemps), pas de gêne d’hygiène, et surtout, tu peux avancer à 300 à l’heure sur l’autoroute de tes rêves sans passager relou qui veut faire une pause pipi.

Certes.

Je sais bien que si j’avais un mec, je ne pourrais pas me consacrer à mon boulot comme je le fais maintenant. J’ai même réussi à décrocher le projet de deux expos solo. C’est un boulot monstre, impossible à abattre sans être dans ma bulle H24… (hormis pour faire des courses, faire des recherches à la bibli, vous voyez).
Et ça me pèserait d’être freinée, comme me pèse ma solitude sentimentale.

Je me disais bien que commencer à réfléchir ne me mènerait qu’à un dédale dans lequel je me perds.
Damned!

L’âge n’arrange rien

C’est quand qu’on est vieux?
C’est quoi vieux?

J’adore faire des puzzles, ça me détend.
Je bois un thé tous les après-midi, que je bosse ou pas.
J’adore me dire « chouette, je rentre chez moi », avec ce confort dans le ventre en me glissant dans mes chaussons.
J’écoute Goldman et je pleure, tellement c’est beau.
Derrick ne passe plus, et ça me manque.

Je suis vieille, ayai?

Souvent, je pense à mes tantes, celles qui sont vieilles filles. J’ai beaucoup de tantes et elles sont seules pour la plupart (hasard de la vie, par choix, il y a plein de raisons et je ne les connais pas toutes).
Est-ce que comme moi… elles parlent toutes seules ?
Pleurent le soir avant de s’endormir, comme pour se bercer ?
Se font à manger pour deux ou trois, sans s’en rendre compte ?
Regardent les familles dans la rue en se disant qu’elles ont raté quelque chose ?
Pensent à leur mère, leur tante, leur soeur ?
Se disent qu’elles vont tomber dans leur baignoire, s’étouffer avec du pain, se casser le cou dans les escaliers, et personne ne viendra à leur secours ?
Quand je pense à elles, je pleure. On est dans la même galère, et je les aime parce qu’elles ne se laissent pas aller.

La solitude, c’est un défi de tous les jours. Et vieillir aussi. Les deux combinés, c’est ma version de l’enfer.
Et vous, ça va?

 

On the grave

Certains carrefours, certains chemins.

Parfois, le chemin est flou et lointain, sans lumière.
Parfois, il est très bien balisé de lanternes, et tu aperçois les lumières qui te guident jusqu’au prochain carrefour.

Little lights

Ce qui est très clair et chaleureux, c’est mon projet professionnel: vivre de mon art. Je fais tout pour que ça marche cette année.
Ce qui est flou, c’est ma vie sentimentale. Que va-t-il se passer cette année niveau coeur ? C’est un grand mystère. Peut-être que je vais rester seule encore 3 ans. Je me fais à cette idée, doucement. Sans résignation, juste en lâchant jour après jour un idéal qui n’a jamais existé en fait…